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Fin de premier tour : entretien de François Subervie avec Antoine Laborde


A.L. : Je vous ai suivi tout au long de cette campagne et à deux jours du premier tour des municipales, j’aimerais avoir vos impressions sur l’ambiance générale de la campagne.

F.S. : Mes colistiers et moi même sommes très heureux de l’accueil qui nous est réservé que ce soit en porte à porte ou dans la rue. A la différence de 2001, je constate que je ne n’ai plus à me présenter. Les gens me connaissent et ont suivi mes prises de position pendant six ans dans l’opposition.

Ce qui me fait surtout plaisir c’est qu’ils reconnaissent que j’ai une profonde connaissance des dossiers, malheureusement aujourd’hui, ils constatent le bien fondé de mon opposition à certains projets. Ils apprécient également la composition de l’équipe Parlons Avenir. L’image que renvoie la liste est renforcée par le juste équilibre entre continuité et regard neuf qu’apportent les anciens et les nouveaux lonsois.

A.L. : Que ressort-il de ces rencontres et échanges ?

F.S. : Les remarques qui reviennent le plus souvent concernent tous les problèmes du quotidien : le cadre de vie, la sécurité, les nuisances sonores mais surtout on perçoit le malaise général, une inquiétude pour demain. Tout y passe : travail, chômage, précarité, coût de la vie mais également souci pour l’avenir des jeunes et dégradation de la planète.

A.L. : Cela dépasse les compétences du maire.

F.S. : C’est vrai, mais je constate que les gens ont besoin de parler et surtout d’être écoutés. C’est paradoxal à notre époque où les moyens de communication sont si développés mais on sent qu’il faut revenir à plus de proximité, à un contact direct. Les gens sont inquiets et il est urgent de le prendre en compte !

A.L. : Est-ce bien du domaine d’un maire ?

F.S. : le maire ne peut résoudre tous les problèmes, c’est évident mais il faut arrêter de dire aux gens que la politique ne peut rien pour eux. C’est faux ! Le maire peut orienter sa politique en matière de logement sociaux et d’urbanisme. L’état des trottoirs et des rues c’est de sa compétence ! Les Centres Communaux d’Action Sociale aussi ! Et il a de nombreux dispositifs à son service pour renforcer la solidarité au quotidien.

A.L. : Est-ce valable pour l’emploi ?

F.S. : En matière d’emploi, le maire a également une carte à jouer ! Il doit réunir toutes les conditions pour attirer sur sa commune de nouvelles entreprises. En favorisant le développement économique, il aide aux créations d’emploi. Ce point est l’un des plus importants de notre programme car Lons aura bientôt deux zones d’activités. Nous mettrons tout en œuvre pour rendre la commune attractive et faciliter l’implantation de nouvelles entreprises.

A.L. : Comment sont reçues vos propositions ?

F.S. : Tout d’abord, les lonsois ont compris qu’il s’agit d’un programme qui se déroule de façon logique, articulé autour des dix engagements. Une méthode claire qui passe par une gestion budgétaire rigoureuse car nous ne voulons pas augmenter les impôts. Nous insistons également beaucoup sur l’identité de Lons qui passe par une cohérence en matière d’urbanisme, par le lien entre les quartiers et la meilleure façon de vivre ensemble.

A.L. : Tous les programmes se ressemblent, pourquoi le vôtre plutôt qu’un autre ?

F.S. : Ne confondons pas, programmes et catalogues à but exclusivement promotionnel qui ne riment à rien et ne sont qu’un puzzle de propositions démagogiques qui n’auront aucun suivi. Un programme digne de ce nom est fait de projets qui s’emboîtent, se répondent et se complètent. C’est une continuité de a à z. C’est pourquoi, culture, sport, environnement, pistes cyclables ou sécurité ne sont pas traités à part dans notre programme, ils en sont les piliers. Ils sont la base essentielle au développement de la vie dans les quartiers et plus largement de tout lien social.

A.L. : Si je vous demande les points forts de votre projet ?

F.S. : Je peux vous en citer quelques-uns qui font toute la différence : Nous sommes les seuls à attirer l’attention sur les conséquences de la mise en circulation des axes Nord/Sud et Est/Ouest et du danger que va représenter le passage quotidien de 25000 véhicules alors que rien n’est prévu en matière de passages piétonniers, pistes cyclables et liaisons sécurisées entre les quartiers. Nous sommes les seuls à proposer des solutions avec l’axe fédérateur, cette voie de circulation douce allant du nord du Perlic au sud du Bourg qui rendra une âme aux quartiers (passage souterrain sous la voie Est/Ouest). Nous sommes les seuls à proposer tous les équipements publics le long de cet axe (il est dommage que nous n’ayons pas été entendus pour l’emplacement de la médiathèque qui se retrouve en plein carrefour !). Nous sommes les seuls à proposer la construction d’un nouveau groupe scolaire au Tonkin et à anticiper la reconstruction des groupes scolaires Perlic Nord et Perrot. Nous sommes les seuls à vouloir une Maison de Retraite strictement municipale (réservée en priorité aux lonsois).

A.L. : C’est très ambitieux mais est-ce réalisable ?

F.S. : Tout est réalisable avec un maire responsable qui sache faire preuve de courage politique. Si les lonsois me font confiance, je leur garantis de mener à bien ce programme en visant l’excellence pour les équipements. Je suis contre le bricolage qui à long terme revient très cher. C’est pourquoi dans notre projet de Centre Culturel, nous faisons une large place au Centre de Loisirs, actuellement dans des abris de fortune qu’il va falloir remplacer.

A.L. : La municipalité de Lons ne pourra pas mener à bien ces chantiers toute seule.

F.S. : C’est évident et nous serons en étroite relation avec la Communauté d’agglomération et le Conseil Général. Nous comptons bien être omniprésents pour faire avancer nos projets. Je vous rappelle que nous avons parlé de « dédommagement » pour le passage des deux grandes voies Nord/Sud et Ouest/Est. Nous comprenons que ces voies soient nécessaires au Grand Pau mais nous n’accepterons pas que cela se fasse au détriment de Lons. Nous l’avons dit : Lons doit avoir toute sa place au sein de la Communauté d’Agglomération et œuvrer dans le sens de la mutualisation des équipements comme des ressources. L’aménagement des berges du Gave, la création des jardins ouvriers, la remise en état des zones industrielles… les abords du collège, la maison de retraite, jusqu’au type de transport préconisé le long de l’axe fédérateur, rien ne pourra plus se faire sans une étroite concertation avec ces deux entités. Lons doit s’ouvrir mais elle le fera en affirmant son identité.

A.L. : Le premier tour passé que ferez-vous ?

F.S. : Ma seule ligne de mire pour l’instant c’est d’arriver en tête au premier tour. Pas pour moi mais pour le projet que je porte. Je suis convaincu que c’est un projet d’envergure qui a de l’avenir et qui mènera Lons sur le devant de la Communauté d’Agglomération. Si les lonsois me font confiance, ils choisiront le projet de Parlons Avenir et en feront leur propre projet.






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